Le masque du mythe n'est pas une tromperie, il est aussi plus qu'une personæ fonctionnelle, une propre-image, il signifie intentionnellement le geste - magique - d'incarner le mythique;
À l'opposé de l'inconscience et du mensonge, la personnification se reconnaît et s'affiche, d'autant plus qu'elle veut signifier au-delà du connu, des certitudes opératoires-verbales, dans le sacré.
À un niveau plus prosaïque vivre le mythe signifie lui faire épouser tous les contours de son vécu, par un rappel constant (smrti) de l'ordre sacré dans le quotidien, donc un arrimage psychologique aux valeurs qui découlent des enjeux essentiels/existentiels. On y réfère habituellement en parlant de vivre son idéal, accomplir sa mission. On peut, d'une façon équivalente, faire de sa vie une oeuvre d'art, une offrande, un yoga, etc.
Il y a émergence d'un nouveau paradigme de la personne dans la totale ouverture et spontanéité d'un non-moi, dans sa non-limitation, et donc une variabilité indéfinie de cet individu, qui peut dès lors refléter l'infini potentiel qui le crée...
-Se donner à jouer, se donner en jouant, et se surprendre soi-même!
Dès lors la personnification - transitoire - se reconnaît, s'affiche: les apparences sont la vérité du moment. Elles ne cachent rien, sinon d'autres apparences...
Je ne dessine pas; mon corps, ma main, mon âme le font. Le non-moi est le devenir incessant d'une mise en forme adaptative. J'entrevois qu'il devienne l'expression de l'infini dans la finitude, l'esquisse de l'inconcevable, tant est grande la plasticité psychologique innée. Par contraste le fond de potentiel plus permanent est le tempérament, le continuum du corps et de la conscience.














